Entente historique pour Rapides-des-Joachims Solution au casse-tête des ambulances interprovinciales

Added: Wed, 07/19/2017 - 11:16pm
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RAPIDES-DES-JOACHIMS – Une entente historique a été signée au poste de la Sûreté du Québec à Campbell’s Bay le 19 juin dernier.  Des représentants de la SQ, des bureaux coroners du Québec et de l’Ontario ont ainsi pu régler un problème de longue date concernant les appels au 911 à propos d’une personne décédée.
Rapides-des-Joachims (Swisha) est situé à la frontière de l’Ontario, à 153 km au nord du poste de la SQ de Campbell’s Bay. La municipalité de Rapides reçoit les services  d’ambulance, de pompiers, d’électricité et de téléphone de l’Ontario, mais les services de police et de conservation relèvent du Québec.
Depuis trois décennies, quand les ambulanciers répondaient à un appel du 911 impliquant une personne décédée de mort naturelle, une difficulté se présentait. Les ambulanciers de l’Ontario appelaient un coroner en Ontario pour constater le décès, mais pour que le corps puisse être transporté vers un salon funéraire, le décès devait être constaté officiellement par un hôpital du Québec. Donc, les ambulanciers ontariens n’étaient pas autorisés à déplacer la dépouille avant qu’un coroner du Québec ait constaté le décès.
Les ambulances de l’Isle-aux-Allumettes pouvait aller chercher le corps, mais ce voyage laissait tout le secteur sans services ambulanciers pendant de longues périodes de temps. Selon le sergent Yves Martineau, ce casse-tête administratif avait pour conséquence que des corps devaient être laissés sans transport pendant trop longtemps.
Le sergent Martineau s’est impliqué dans la nouvelle entente entre les deux provinces. Cette entente prévoit qu’il ne sera plus nécessaire que le corps soit transporté dans un hôpital du Québec : le coroner du Québec pourra désormais constater officiellement le décès en contactant le coroner de l’Ontario qui avait été avisé de la mort par l’ambulancier ontarien, en notant tous les détails
pertinents. Le corps pourra alors être transporté vers une
maison funéraire. « C’est une bonne solution pour gagner du temps et épargner de l’argent et cela permet aussi à la famille de traiter la personne décédée avec dignité et respect », déclarait Marc Tessier, porte-parole de la SQ.
Selon le sergent Martineau, il s’agit de la première entente du genre au Québec et elle s’applique seulement à Rapides-des-Joachims.             (Tr. LT)